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Je ne sais ni lire ni écrire, mais « J’ai lu le Coran »
I can neither read nor write, but "I have read the Quran"

Author(s): SOUFIAN AL KARJOUSLI
Subject(s): Contemporary Islamic Thought, Sociology of Religion, Qur’anic studies
Published by: Wydawnictwo Uniwersytetu Jagiellońskiego
Keywords: reading theory; open work; Umberto Eco; Hans Robert Jauss; reader response theory; literary interpretation; unfinished text; act of reading; textual openness; literary criticism; Quran;

Summary/Abstract: Le titre évocateur de l’ouvrage de Pierre Bayard Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? amène à réinterroger un des postulats implicites le plus médiatisé de la culture arabo-musulmane selon lequel il est nécessaire de lire le Coran en arabe1 . Il est en conséquence banal, dans le monde arabo-musulman, d’affirmer avoir lu le Coran tout en étant analphabète. Un grand nombre de musulmans, qu’ils soient arabes ou ne le soient pas, qu’ils parlent et/ou lisent l’arabe ou pas, prétendent donc avoir « lu » le Coran. Trois références incontournables dans l’islam nous permettent de revenir sur cette assertion et de l’analyser par rapport à la culture arabo-musulmane. Il s’agit d’abord du vocable même de « Coran » et de sa signification en tant que « Livre », puis des références à l’injonction faite au Prophète de « réciter » ou de « lire », Iqra’, le message divin pour le transmettre aux hommes. Enfin, le suivi de la mise à l’écrit du message coranique et des lectures qu’il a suscitées permet de comprendre qu’il y a « mille et une » manières de lire le Coran, dont celle de ne pas le lire.

  • Issue Year: 2011
  • Issue No: 2
  • Page Range: 129-139
  • Page Count: 11
  • Language: French
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