Strâmba Monastery and the Oldest Wide-Intrados Iconostasis in Transylvania.
Strâmba Monastery and the Oldest Wide-Intrados Iconostasis in Transylvania.
Author(s): Ana Dumitran, Roksolana Romanivna Kosiv, Andrei BudaContributor(s): Mihail Khalid Qaramah (Translator)
Subject(s): Christian Theology and Religion, History, Language studies, Language and Literature Studies, Law, Constitution, Jurisprudence, Fine Arts / Performing Arts, Cultural history, Museology & Heritage Studies, Architecture, History of Church(es), Essay|Book Review |Scientific Life, Review, Bibliography, General Reference Works, Geography, Regional studies, Library and Information Science, Visual Arts, Historical Geography, Cataloguing, Classification, Preservation, Theoretical Linguistics, Comparative history, Ethnohistory, History of ideas, Local History / Microhistory, Modern Age, Theology and Religion, Comparative Studies of Religion, Morphology, Syntax, Lexis, Semantics, Comparative Linguistics, Cognitive linguistics, Eastern Slavic Languages, 17th Century, 18th Century, 19th Century, Biblical studies, Systematic Theology, Pastoral Theology, Eastern Orthodoxy, Other Christian Denominations, Cultural Essay, Canon Law / Church Law, Translation Studies, Theory of Literature, Source Material, Sociology of Art, History of Religion, History of Art, Phraseology
Published by: Muzeul National al Unirii Alba Iulia
Keywords: Zaporizhia Cossacks; Monastery of Samar; Ioana Cristache-Panait; Salaj county; Wooden church;
Summary/Abstract: Notre étude met pleinement en lumière le contenu d’une inscription située dans la partie inférieure du cadre des portes impériales de l’église du monastère de Strâmba (comté de Sălaj). Identifiée pour la première fois en 1969, l'inscription n’a fait l’objet que d’une lecture superficielle, et seul le nom de l’higoumène Domentian et l’année 1742 ont été intégrés dans le circuit scientifique. Pour cette raison, le message de l’inscription a non seulement été tronqué, mais aussi mal interprété par les chercheurs, qui ont daté de 1742 à la fois la peinture de l’encadrement et celle des portes impériales. Le texte de l'inscription fournit des informations sur l’histoire du monastère et de l’iconostase de l’église au cours de la dernière moitié de siècle de son existence en tant qu’église orthodoxe, avant son entrée sous la juridiction du diocèse gréco-catholique de Transylvanie, dont le siège était situé à Blaj. L’higoumène Domentian, qui a été à sa tête de 1700 à 1742, avec des prolongations difficiles à estimer avant et après les années indiquées dans l’inscription, n'était que le fondateur, et non l’auteur, de la peinture sur l’encadrement des portes impériales, seul élément qui a survécu parmi les ornements peints de l’église remplacée en 1772 par l’actuelle. La peinture a été achevée en 1700 et restaurée, sous la supervision du même Domentian, par le « vieux » Melchisédech, un nom qui suggère également un contact étroit avec le monastère de Zaporizhzhya. La peintures des deux moines cosaques et l’oeuvre elle-même, par sa forme et sa fonction, s’inscrivent dans le phénomène artistique lancé sous la coordination du métropolite Petru Movilă de Kiev pour revitaliser et moderniser l’Église orthodoxe du Royaume de Pologne-Lituanie. À ce jour, l’initiative du monastère de Strâmba est la plus ancienne tentative connue visant à réaliser une iconostase tridimensionnelle en Transylvanie, apportant de la profondeur à la ligne de démarcation des ouvertures vers l’autel, transformées ainsi en véritables portes. C'est également la seule preuve de la participation des moines zaporizhzhiens à l'acte artistique en tant que créateurs, ceux-ci étant jusqu’à présent connus uniquement comme des sympathisants du phénomène culturel diffusé par le monastère des Grottes de Kiev. Compte tenu des dimensions plus que modestes de l’oeuvre conservée, nous ne pouvons estimer l’ampleur réelle des transformations subies par l'iconostase de Strâmba. De même, outre un attachement présumé à la mémoire des moines cosaques, nous n’avons pas pu identifier la raison pour laquelle le cadre a été conservé et inclus dans la nouvelle iconostase, ni même la raison pour laquelle la peinture a été sauvée de l’oubli, grâce à la demande rapide de retirer la couche de peinture qui l’avait accidentellement recouverte, probablement en 1792, lorsque les portes impériales actuelles lui ont été adjointes. Il ne s’agit donc pas d’une oeuvre de Domentian, mais de l’auteur de la peinture murale, qui a été attribuée à Ioan Pop de Românași. Nous ne pouvons donc même pas supposer si l’initiative d’embellissement de l’église, en accord avec la nouvelle mode ukrainienne, a trouvé ou non un écho dans les églises des environs. Reste toutefois tout à fait singulière la présence de moines cosaques dans un monastère perdu au coeur des forêts de Transylvanie, quand bien mêmecelui‑ci se trouvait dans une région où parvenaient périodiquement de petits groupes dispersés de Ruthènes, notamment venus de Galicie. La seule explication que nous pouvons formuler à la décision prise par certains de ceux qui avaient dû se réfugier, à la suite des drames qu’a connus le monastère de Samar au cours des décennies charnières entre les XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, de s’établir à Strâmba, tient à l’hypothèse d’un possible contact avec les prisonniers transylvains de l’armée du prince János Kemény, faite prisonnière par les Tatars de Crimée en 1657. Les villages entourant le monastère de Strâmba figuraient, dans la seconde moitié du XVIIᵉ siècle, parmi les possessions de la famille Kemény.
Journal: Museikon. A Journal of Religious Art and Culture / Revue d'art et de culture religieuse
- Issue Year: 9/2025
- Issue No: 9
- Page Range: 85-117
- Page Count: 33
- Language: English
