ПОКУШАЈ УСПОСТАВЉАЊА ТРГОВИНСКИХ И ПРИВРЕДНИХ ВЕЗА ИЗМЕЂУ ФРАНЦУСКЕ И СРБИЈЕ (1858–1868)
ATTEMPT TO ESTABLISH TRADE AND ECONOMIC RELATIONS BETWEEN FRANCE AND SERBIA (1858–1868)
Author(s): Uroš TatićSubject(s): Cultural history, Diplomatic history, Political history, Social history
Published by: Матица српска
Keywords: France; Serbia; Majdanpek; Dobra; the French Society; the Franco-Serbian Society; Captain Magnan; Claude Bouillon; Kosta Tzukitch; Ilija Garachanine;
Summary/Abstract: Le Congrès de Paris avait proclamé la libre navigation sur le Danube, mais le contrôle de la navigation et de la vie économique dans les provinces danubiennes de l’Empire ottoman restaient aux mains de l’Autriche. A l’été 1856, Magnan, le capitaine français, examinait, en naviguant le long du Danube et de la Save, les conditions de la navigation et la possibilité d’établir les liens commerciaux entre la France et les provinces septentrionales de la Turquie. Après des entretiens avec les commerçants serbes en sont venus à la conviction commune que les produits naturels seraient mieux utilisés si la Serbie réduisait sa dépendance économique de l’Autriche. Au mois d’avril 1859. le prince Michel a rencontré deux fois à Paris le capitaine Magnan. Magnan avait présenté au Prince un plan visant à établir des liens entre la Serbie et la France et un service de navigation permanent pour les bateaux français sur le Danube et sur la Save, le long de la rive serbe et turque. En principe, ils se sont mis d’accord pour que la Compagnie française obtienne la permission du travail et le terrain nécessaire pour la construction d’une usine de production et de réparation des machines navales. La même usine serait équipée pour la production des canons et des munitions pour l’armée serbe. Les milieux d’affaires français n’ont commencé à s’intéresser pour l’investissement dans les mines serbes que lorsque la Principauté s’était orientée vers la France sur le plan politique international. En outre, après le traité de Paris, la situation politique générale était favorable à la pénétration de capital français dans cette partie de l’Europe et l’intervention de l’Etat dans les mines connait l’échec. Bien que les forces du pays, selon des appréciations, prévisions et conclusions, aient été trop faibles pour résoudre ce problème toutes seules, on acceptait de concéder des mines au capital français. L’intérêt des hommes d’affaires étrangers pour les richesses minières de la Serbie s’est accru quand a été mis en perspective l’exploitation des mines à Majdanpek. Grâce à la nouvelle orientation politique de la Serbie vers la France, le capital français avait les chances les plus grandes d’obtenir Majdanpek. Les Français se sont engagés dans les trois domaines : obtenir Majdanpek, établir le service de navigation et le commerce sur le Danube et de prendre à bail la mine de charbon à Dobra (près de Požarevac). Il était de la plus grande importance pour la situation en Serbie que la Principauté se dégageât à la fois du monopole autrichien de la navigation sur le Danube et du bail russe de la mine de charbon à Dobra. Lors des négociations sur la navigation le prince Michel et le capitaine Magnan avaient négocié à Paris la concession de Majdanpek. Le 31 août 1859 le prince Milosh avait donné son consentement à l’adoption d’un projet de traité commun, et, à la base de celui-ci, de conclure un traité entre le Gouvernement serbe et Magnan et Bouillon, représentants de la compagnie française qui avaient obtenu la permission d’exploiter Majdanpek, la mine de charbon à Dobra, et d’établir le service de navigation sur le Danube.
Journal: Зборник Матице српске за историју
- Issue Year: 2012
- Issue No: 84
- Page Range: 63-86
- Page Count: 24
- Language: Serbian
